Choisir son vétérinaire: sur quels critères?


Comme dans toutes les professions, on trouve le pire et le meilleur.

Les vétérinaires suivent une formation très généraliste qui concerne plusieurs espèces animales.

Lorsqu'on sait que les médecins qui ne s'occupent que de l'espèce humaine sont limités dans leur compétence et leur connaissance dès qu'il s'agit de traiter une partie du corps humain de manière approfondie, le psychisme et le cerveau, on devine aisément que les vétérinaires ne peuvent tout connaître concernant une seule espèce animale.

 

Zutta ZIegler, vétérinaire autrichienne nous donne des indices pour repérer le "bon vétérinaire" celui qui ne cherchera pas à abuser de la confiance du propriétaire, qui ne proposera pas d'interventions inutiles et des traitements qui rendent malades.

 

"Imaginez que vous arriviez dans un cabinet et que dans la pièce d'accueil vous trouviez des présentoirs avec brochures  et sacs de croquettes de marques connues qui vous sautent au yeux, le mieux si votre animal souffre d'une maladie chronique, est de prendre le large aussi vite que possible . Car en matière de nutrition, question centrale  dans les maladies chroniques , les cabinets de cet acabit  affichent une incompétence saisissante en proposant de tels aliments à la vente et se disqualifient tout seuls ... [...] 

 Vous ne devriez avoir recours à ces cabinets de ce genre qu'en cas d'urgence , si votre animal doit être pris en charge après un accident.

Ils ne conviennent pas pour le traitement des diverse maladies métaboliques , leur premier réflexe étant généralement , pour chaque affection , de refiler  au propriétaire l'aliment de  régime correspondant ...[...]

Les seules salles d'attente vraiment neutres, dépourvues de matraquage publicitaire, sont celles des cabinets pratiquant une médecine "alternative", des vétérinaires qui se demandent s'il existe en dehors des traitements purement symptomatiques, d'autres méthodes, plus douces, telles que l'acupuncture, l'homéopathie... Qui s'interrogent bien davantage sur les causes des maladies et se refusent de se muer en homme de main de l'industrie. Ces vétérinaires à l'esprit critique ne consentent pas à transformer complaisamment leur cabinet en magasin où se bousculent délégués pharmaceutiques et représentants en croquettes...[...]Il est préférable que vous évitiez de présenter votre animal malade qui souffre d'allergie, de troubles du métabolisme ou de pathologies articulaires dans l'un de ces cabinets marchands. Vous n'y serez pas bien conseillé et vous commencerez une longue errance de plusieurs mois, voire plusieurs années, de cabinet en cabinet travaillant tous de la même façon. Les animaux allergiques en particulier nécessitent souvent une prise en charge de longue haleine et si le vétérinaire n'a rien à proposer en dehors des tests d'allergie, de la cortisone, des piqûres d'antibiotique et des régimes antiallergiques élaborés par l'industrie, vous feriez mieux de faire demi tour. vous épargnerez beaucoup de peine et d'argent."



Attention aux traitements inutiles trop souvent préconisés par les vétérinaires